Les origines de l'arbitre

Les origines de...l’arbitre :

Lors de la genèse du jeu, on comptait sur le fair-play des joueurs pour la bonne tenue des parties. L'arbitrage était alors le fait des deux capitaines. Les pères du jeu considéraient en effet qu'une faute ne pouvait être intentionnelle… Ce vœu pieux de fair-play et d'autogestion était utopique, et nombre de parties dégénéraient. Aussi, dès 1847 à Eton, peut-être avant, deux « umpires » surveillent les buts, qui n'ont pas encore de filets. À Winchester, en 1847 également, on précise même que l'un des umpires doit posséder une montre et appeler la mi-temps et la fin du match. Harrow va plus loin (en 1847 encore) en rendant les décisions arbitrales définitives, dépossédant ainsi les capitaines de leurs anciens pouvoirs dans ce domaine. En 1849, à Cheltenham, on décide que les capitaines désigneront toujours les umpires, ces derniers devant s'entendre pour nommer un referee. Les umpires, un dans chaque camp, restent sur le terrain, tandis que le referee est installé en tribune. Si les umpires ne peuvent tomber d'accord sur une décision, c'est le referee qui tranche.
Le referee passe des tribunes au centre du terrain au début des années 1890, repoussant les deux umpires sur les lignes de touche. Cette évolution fait suite aux nombreux problèmes que posait le double arbitrage. De plus, les équipes de l'époque, contrairement à une idée répandue, n'étaient pas du tout « fair-play »; il fallait donc sévir. On inventa ainsi toute une batterie de sanctions, tel le penalty (1891), et l'arbitre unique est « omnipotent », c'est-à-dire responsable d'un match de A à Z. En août 1891, le trio arbitral tel que nous le connaissons aujourd'hui est formé.

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